En confinement, on mesure chaque jour ce droit précieux et fondamental qu’est notre liberté. Les Latinistes de 4è le disent à leur manière…

La suspension même partielle de ce droit pour des questions de sécurité sanitaire doit nous permettre de prendre conscience encore plus profondément du crime qui consiste à priver un autre humain de sa liberté et de son humanité.

Un crime contre l’humanité

Ce crime, l’esclavage, a été aboli en France le 27 avril 1848 et dans le monde entier avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.

Les sociétés antiques ont été esclavagistes, nos sociétés européennes et occidentales ont été pour beaucoup d’entre elles esclavagistes. C’est pour faire mémoire de ce passé que, le 21 Mai 2001, le Parlement a adopté la Loi Taubira « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité »1 ainsi que le principe d’une journée commémorative prévue le 10 Mai en métropole, dont la première a eu lieu en 2006. Mais les dates de cette commémoration varient selon chaque territoire d’Outre-Mer qui a été marqué par la traite négrière, au grès des entreprises de libération menées par chacun de leurs peuples2. Car les abolitions de l’esclavage n’ont pas été qu’une affaire de mots ni de lois, il a fallu des luttes sanglantes et beaucoup de sacrifices. Ce sont ces combats autant que le mouvement des penseurs abolitionnistes que célèbrent ces journées.

Une mémoire commune

La ville de Bagneux, pour sa part, a érigé un Mémorial pour ne pas oublier ces luttes, à travers la statue de la Mulâtresse Solitude3 du sculpteur Nicolas Alquin, située sur le Rond Point Schoelcher4.

A leur tour, les élèves latinistes de 4ème du collège Henri Barbusse, à l’occasion de leur travail sur l’esclavage dans la Rome Antique, collaboration avec l’artiste slameur NEN, ont participé à la création d’un Mémorial, un Mémorial sonore. Au-delà du confinement, ils ont prêté leurs voix à la voix de ceux qui se sont élevés contre l’esclavage. Pour ne pas oublier, pour faire de ce passé douloureux un passé commun, parce qu’aussi, malgré les textes et les lois, l’esclavage existe toujours.

Louise

Noah-Lee

Arnold Texte abolitionniste 1 sur 2 (1)

Arnold Texte abolitioniste 2 sur 2

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Vous trouverez les textes mémoriels sur ce fichier : 4è EPI Anthologie synth Mémorial Nantes
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Et pour voir le reste des vidéos, vous pouvez aller sur le Pad Let La Parole Contre l’esclavage

Et pour aller plus loin

Un dossier très complet produit par la chaîne de France TV des territoires ultramarins, à l’occasion du 140è anniversaire de l’abolition de 1848 :

https://la1ere.francetvinfo.fr/27-avril-170eme-anniversaire-abolition-esclavage-582705.html

Le film 1802, l’épopée guadeloupéenne (2004), que le réalisateur guadeloupéen Christian Lara met en libre accès.

 

 

1 21 mai 2001 : Loi n°2001-434 du Parlement français « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité », dite loi Taubira. Christiane Taubira a été députée de la première circonscription de la Guyane entre 1993 et 2012 ainsi que garde des Sceaux, ministre de la Justice de 2012 à 2016.

3 La Mulâtresse Solitude est une esclave de la Guadeloupe qui a rejoint les troupes du Commandant Delgrès au moment de l’insurrection de 1802.

4 Le Rond Point Victor Schoelcher de Bagneux porte le nom de ce grand abolitionniste qui a œuvré à la loi du 27 Avril 1848.